La filière souhaite un schéma directeur national du fret

L’interprofession céréalière l’a maintes fois souligné : consolider la compétitivité de la filière est une nécessité absolue, dans un contexte de marché très concurrentiel et dans une période où la société formule des attentes très forte vis-à-vis de son secteur agroalimentaire. La logistique est un élément clé, à la fois de la compétitivité et de la performance sociétale. Si un nombre important d’axes de progrès en matière de logistique avaient été identifiés dans le Plan de transformation remis aux pouvoirs publics en décembre 2017, la crise du covid-19 au printemps dernier a fait la démonstration éclatante de l’importance d’une chaîne logistique efficace et résiliente.

C’est la raison pour laquelle la filière céréalière appelle de ses vœux la création d’un Schéma Directeur National du Fret et prône une nouvelle approche de la logistique : un véritable partenariat entre logisticiens et chargeurs (pour une meilleure prise en compte des besoins des clients), des synergies multi-filières (permettant de mutualiser les outils et de promouvoir des technologies innovantes), une offre logistique multimodale route-rail-voie d’eau (gage de performance et de souplesse, et outil du processus de décarbonation).

Une telle approche est plus que jamais nécessaire, dans le contexte du Plan de relance, pour préserver la compétitivité du tissu économique (dont l’agroalimentaire est une composante majeure) sur l’ensemble du territoire, pour garantir la sécurité de la chaîne d’approvisionnement et pour accélérer la transition énergétique.

La filière céréalière engage une réflexion de grande ampleur, au sein de ses entreprises ainsi qu’avec tous les acteurs concernés (autres secteurs industriels utilisateurs de fret, gestionnaires d’infrastructures, entreprises de transport, Délégués interministériels au développement des axes portuaires et logistiques, mission France Logistique). Le travail consiste à identifier à la fois des objectifs de court terme, afin de valoriser l’existant et d’améliorer sans délai son fonctionnement, et des objectifs de moyen terme (à dix ans), qui nécessitent de programmer des investissements et de concevoir l’organisation nécessaire à la modernisation du système. L’échéance de la fin de l’année, qui verra la remise de la Stratégie gouvernementale pour le développement du fret ferroviaire, est un motif supplémentaire d’intensification de la réflexion en cette période de rentrée.

 

Contact pour en savoir plus : Olivia Le Lamer [olelamer@intercereales.com]