Projet Adéquation offre / demande

En cohérence avec l’un des objectifs du Plan de transformation de la filière céréalière (action 1 de l’axe « création de valeur »), Intercéréales a initié une démarche de réflexion et d’ajustement visant à une meilleure adéquation qualitative de l’offre et de la demande en céréales françaises (blé tendre et maïs, pour le moment).

Cette démarche se décompose en plusieurs phases, au cours desquelles évolue la nature du travail mené.

La démarche débute par une phase d’étude, qui fait appel à la connaissance statistique du marché et à l’expertise professionnelle en matière de commerce des céréales, ainsi qu’à la connaissance qualitative fine de l’offre et de la demande. Au cours de cette première phase, les flux de céréales sur le territoire français sont reconstitués et affectés à des segments d’utilisation, région par région ; parallèlement, les caractéristiques qualitatives de la production sont approchées par la connaissance des variétés semées et comparées aux besoins qualitatifs des différents segments de marché, qu’ils soient domestiques ou étrangers (UE et pays tiers). Sous réserve de quelques hypothèses de travail simplificatrices, indispensables à la lisibilité des résultats, il résulte du travail de croisement entre les données une appréciation des convergences et des divergences qualitatives entre l’offre et la demande. Le travail est réalisé sur la base de moyennes pluriannuelles, afin de faire émerger une vision plus structurelle que conjoncturelle.

Dans ses phases ultérieures, la démarche revêt une véritable dimension de « projet ». A partir de l’état des lieux issu de la phase 1 (achevé pour le blé tendre au moment où nous écrivons, en cours pour le maïs), les discussions vont pouvoir s’engager dans les régions, entre les différents acteurs, afin de réfléchir aux leviers (notamment variétaux) qui permettront, là où cela est jugé pertinent, d’adapter au mieux l’offre céréalière à ses marchés.

Il s’agit d’une démarche de grande ampleur : elle mobilise beaucoup d’énergie et d’expertise, au sein des entités constitutives de l’interprofession et au sein de la filière, en collaboration avec ses partenaires institutionnels en région ; elle nécessite un travail d’appréciation, au cas par cas, pour que « optimisation » rime avec « performance » mais aussi avec « résilience » ; elle interpelle les opérateurs, dont les choix stratégiques peuvent en ressortir confortés ou interrogés ; elle est, enfin, rendue plus complexe encore par l’évolution rapide, en France et à l’international, des besoins et préférences des utilisateurs.

Mais l’ampleur de la tâche est à l’image de l’enjeu : dans un contexte de concurrence croissante sur le marché mondial, il ne s’agit de rien de moins que de consolider dans la durée la place des céréales françaises, tant sur le marché mondial que sur le marché domestique.

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter Olivia LE LAMER : olelamer@intercereales.com