Récolte 2020 : très fort impact des mauvaises conditions climatiques

Si les années se suivent et ne se ressemblent pas, elles sont néanmoins toutes marquées par des aléas climatiques majeurs, y compris dans nos zones tempérées, conduisant à une production française de céréales de plus en plus variable.

La campagne culturale 2019-2020 a ainsi été affectée par une cascade d’évènements climatiques hors du commun. Elle se caractérise, pour les céréales à paille, par un double recul :

  • des surfaces (pour les céréales d’hiver du moins) ;

  • des rendements selon les espèces.

Les surfaces ont été essentiellement marquées par les difficultés d’implantation hivernales, alors que les rendements hétérogènes ont été conditionnés par une multitude d’aléas depuis le semis jusqu’à la récolte : précipitations automnales particulièrement abondantes et fréquentes, absence de froid, forte présence de pucerons et de virus (JNO), sécheresse printanière…

Après une très bonne récolte 2019, la moisson 2020 est une des plus modestes au niveau quantitatif (après 2016) depuis 20 ans, avec beaucoup d’hétérogénéité y compris intra-régionale.

Selon les dernières estimations Agreste parues en septembre https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/IraGcu20127/2020_127inforapgdesculturesV2.pdf, les productions en 2020 sont estimées en baisse, par rapport à 2019, de 25% pour le blé tendre, 17% pour le blé dur et 20% pour les orges. La qualité a été préservée grâce au climat généralement favorable durant la fin de cycle de culture. Pour le maïs, les surfaces ont certes augmenté, mais les perspectives de rendement sont sombres pour les parcelles non irriguées.

Au final, toutes céréales confondues, la baisse de production sera importante, que ce soit par rapport à 2019, ou par rapport à la moyenne pluriannuelle. Rappelons que, dans l’accord interprofessionnel, les CVO sont calculées sur les quantités de grain collectées sur une base pluriannuelle. Les niveaux de CVO prélevés au cours de la campagne 2020-21 seront par conséquent en fort retrait par rapport ce qui est prévu dans l’accord.

 

Contact pour en savoir plus : Bruno BARRIER-GUILLOT [bbarrier-guillot@intercereales.com]