une filière engagée et responsable

Poursuite de la transformation de la filière, une filière engagée pour répondre aux attentes des clients, consommateurs et citoyens

 

Aujourd’hui, les filières céréalières font face à des enjeux sans précédents, qui les concernent toutes. Pour y répondre, les actions spécifiques ou individuelles, évidemment nécessaires, ne suffiront pas ; il nous faut impérativement coordonner une action d’ensemble.

C’est pourquoi les membres d’Intercéréales se sont engagés notamment dans une démarche collective RSE, cadre de cohérence de l’ensemble de l’action collective, qui s’inscrit en prolongement du plan de transformation de la filière formalisé en 2017. Par cette démarche, l’interprofession souhaite se mettre au diapason des évolutions sociétales, relever les défis rencontrés par les métiers de la filière. Comme l’a démontré la crise sanitaire, nous avons la capacité de nous mobiliser collectivement pour une cause sociétale d’envergure. Cette capacité est une force qui, via la RSE, nous permettra de réussir la transformation de nos filières.

Un contexte en pleine évolution

 

La campagne 2021 – 2022 s’inscrit dans un environnement de changements :

  • Le changement climatique, qui mobilise nos filières à trois niveaux : adaptation et gestion des risques / atténuation et décarbonation / valorisation de notre capacité à fixer et stocker le carbone.

  • Le développement du numérique et des nouvelles technologies, dans toutes les activités, qui vont amener à des changements profonds et rapides de nos sociétés.

  • Une concurrence accrue sur la scène internationale ; avec notamment la poursuite de la montée en puissance des pays de la mer Noire en termes d’exportation.

  • Le développement des classes moyennes (nombreuses dans les pays émergeants en particulier asiatiques), et l’harmonisation des modes de consommation, ce qui offre des perspectives de croissance pour les entreprises qui sauront répondre à ces attentes. En France, les consommateurs sont de plus en plus intéressés par des produits locaux, tracés indépendamment de la crise sanitaire actuelle. Les consommateurs français sont en quête d’une alimentation plus saine et rejettent la présence de résidus phytosanitaires dans leur alimentation, indépendamment des normes.

  • La diversification croissante des systèmes de production incluant des céréales, du fait de l’adaptation aux difficultés climatiques des différents territoires (ex. gestion de l’eau) et de la segmentation des marchés : bio, HVE, démarches contractualisées sous cahier des charges privés…

Dans ce contexte, la création de valeur et la compétitivité des filières sont des sujets clés. La position française au sein de l’Union est très particulière : pays actuellement exportateur au sein d’une Union qui tend à devenir importatrice. L’autonomie céréalière française et européenne est interrogée par des aspects de compétitivité-prix dans un
contexte concurrentiel exacerbé, par la nécessité d’une meilleure adaptation qualitative de la production aux attentes des différents marchés de plus en plus segmentés, par la concurrence aussi d’industries de transformations installées hors du territoire national.

Toutes céréales confondues, la France reste largement exportatrice, au prix d’un effort constant de compétitivité. Perdre des points de compétitivité (prix et hors prix) face à la concurrence internationale pénaliserait ces exportations, fragiliserait les acteurs, et ouvrirait la porte, pour certaines productions, à un surcroît d’importations. Sensibiliser les
institutionnels et relais d’opinion à l’importance du maintien de la performance céréalière française à l’export comme sur le marché domestique parait essentiel.

Les activités de l’interprofession s’inscrivent dans ce contexte et accompagnent la filière céréalière dans les mutations en cours.