Les céréales en Grand Est

Le Grand Est est la 1ère région céréalière de France. Forte d’un réseau particulièrement dense d’industries de transformation, la filière céréalière régionale emploie 51 000 personnes et contribue aux grands équilibres territoriaux. 

Chiffres-clés de la région Grand-Est

  • 1ère région

    céréalière de France et d’Europe

  • 51000 emplois

    dans la filière céréalière

  • 2,1 Md€

    de valeur ajoutée pour la région

Les autres chiffres de la culture céréalière de la région Grand Est 

  • Plus de 10 Mt produites par an 
  • 1,39 Mha dédiés aux céréales 
  • 1ère région française productrice d’orge (3 Mt) 
  • 1ère région mondiale pour la malterie 
  • 2ème région productrice de maïs (2 Mt) et de blé tendre (5 Mt) 
  • 79 % des habitants du Grand Est ont une opinion positive de la culture des céréales 

* Source : ViaVoice-Passion Céréales, 2020  

  • La production dans la région grand est

    La région Grand Est dispose d’un patrimoine environnemental diversifié où alternent plaines et plateaux, lacs et forêts, massifs et coteaux. Sur ce territoire de 5,8 millions d’hectares (Mha) et d’une surface agricole utile de 3 Mha, on recense pas moins de 49 000 exploitations agricoles, toutes activités confondues : viticulture, grandes cultures alimentaires et non alimentaires, cultures spécialisées (houblon), élevage…  

    Plus de la moitié des exploitations cultivent des céréales, qui occupent une surface totale de 1,39 Mha. Levier du dynamisme régional, les cultures céréalières ont contribué, au fil des siècles, à façonner le paysage du Grand Est. La production céréalière s’établit à 10 Mt par an. Elle se répartit autour du blé tendre (5 Mt), de l’orge (3 Mt), du maïs (2 Mt) et du blé dur (0,6 Mt). En outre, 28 000 ha sont consacrés à la culture biologique des céréales. 

    Un engagement concret en faveur de l'environnement

    La maîtrise de l’impact environnemental des cultures est une priorité dans cette région caractérisée par la qualité de ses eaux superficielles. Grâce à l’importante nappe phréatique du bassin rhénan, première réserve d’eau souterraine en Europe, les besoins d’irrigation des cultures céréalières sont satisfaits sans avoir recours aux eaux de surfaces, ce qui permet de préserver la ressource hydrique, y compris pour le maïs. 

    L’engagement responsable des agriculteurs se traduit aussi par le maintien de la diversité des paysages et la préservation des sols (implantation de haies et de bandes enherbées, rotation des cultures…) ainsi que par la mise en œuvre, au quotidien, de solutions visant à réduire l’empreinte écologique des activités agricoles : pilotage de précision des cultures pour réduire les utilisations de produits phytosanitaires, géothermie, valorisation de la biomasse, recyclage…

  • La collecte en région grand est

    Le Grand Est bénéficie d’une situation géographique privilégiée qui lui offre une frontière commune avec quatre pays formant le premier bassin de consommation en Europe : Belgique, Luxembourg, Allemagne, Suisse. Le Rhin et la Moselle canalisée ont permis le développement de terminaux fluviaux à Metz, Frouard, Strasbourg et Ottmarsheim qui jouent un rôle déterminant à l’export. Des débouchés directs vers la Mer du Nord et les marchés de l’Europe continentale sont également des atouts favorables à l’économie céréalière régionale. 

    La région rassemble de grands acteurs de la collecte et du stockage (73 entreprises). Ils sont répartis de façon dense et homogène sur l’ensemble du territoire et sont un facteur de synergies entre  la production agricole, la commercialisation des grains et la transformation. Ce réseau de forte capacité concourt également à l’équilibre ville-campagne et à l’attractivité des zones rurales par le maintien de toute une économie non délocalisable. 

    La qualité au service de toute la filière

    Les organismes de collecte jouent un rôle clé dans la dynamique de qualité qui signe la production céréalière du Grand Est. Enjeu stratégique majeur, la qualité des grains fait l’objet d’une attention particulière afin de répondre aux plus hauts standards exigés par les transformateurs, tant au niveau local que sur les marchés export. La mise en place de procédures intégrées par filière (maïs, blé tendre, blé dur, orge) permet notamment la mise en place d’une véritable politique de traçabilité. 

  • La transformation dans la région Grand est

    Au cours des siècles, les céréales ont dessiné le paysage industriel régional autour de nombreuses entreprises exerçant dans la première et la seconde transformation : moulins, biscuiteries, boulangeries artisanales et industrielles, pâtes alimentaires, aliments pour les animaux... 4,2 millions de tonnes de céréales y concourent chaque année. 

    La place prépondérante du maïs s’accompagne d’une forte représentation des industries orientées vers l’amidonnerie et la semoulerie. Sur les 2 millions de tonnes produites, une part importante est transformée en amidon utilisé par de nombreuses industries alimentaires (boissons, confiseries, glaces, boulangerie-pâtisserie…) et non alimentaires (chimie, biocarburants…). Le reste est transformé par les semouleries pour différentes utilisations alimentaires (brasserie, corn flakes, produits de snacking, alimentation infantile…). 

    Autre point fort de la région, ses sept malteries connaissent de nombreux débouchés : bières, alcools forts, céréales du petit-déjeuner, boissons énergisantes... La meunerie y est également très développée. Les Grands Moulins de Strasbourg, l’un des leaders nationaux du secteur, déploient la plus grosse capacité d’écrasement d’Europe. 

    La région produit de nombreuses spécialités culinaires à base de céréales comme les Madeleines de Commercy, les bretzels, les gaufres ardennaises ou les biscuits roses de Reims appréciées dans toute la France et bien au-delà. 

    À la pointe de la valorisation du végétal 

    La région Grand Est est également très présente sur les nouveaux débouchés incorporant une biomasse notamment issue des céréales : production de bioéthanol de première et deuxième génération (plateforme agro-industrielle sur le site de Pomacle-Bazancourt), développement d’utilisations à forte valeur ajoutée dans les produits détergents ou cosmétiques,  mise au point de composants innovants pour l’industrie pharmaceutique, recherche portant sur de nouvelles solutions enzymatiques pour l’industrie agroalimentaire... 

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