Les céréales en Auvergne-Rhône-Alpes 

45 000, c’est le nombre de personnes employées par la filière céréalière en Auvergne-Rhône-Alpes. Au sein de la première région industrielle de France, les agriculteurs, souvent céréaliers et éleveurs, maintiennent un tissu rural vivant et dynamique. 

Les chiffres clés en régions Auvergne-Rhône-Alpes

  • 45 000 emplois

    dans la filière céréalière

  • 3,6 millions

    de céréales produits (Mt)

  • 37 usines

    de fabrication d’aliments pour animaux

Les autres chiffres de la culture céréalière de la région

  • La moitié des exploitations agricoles cultivent des céréales 
  • 1,4 Mt de maïs « grain et semence » 
  • 3e région productrice de maïs « grain et semence » 
  • 1,4 Mt de blé tendre 
  • 1,7 milliards d’euros de valeur ajoutée générée pour la région 
  • 74 % des habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes ont une opinion positive de la culture des céréales* 

* Source : Viavoice-Passion Céréales 2020 

 

 

  • Vignette production région AURA
    Ⓒ Intercéréales

    Troisième région de France par sa superficie, dont 67 % en montagne, Auvergne-Rhône-Alpes est un territoire où les céréales occupent une place importante dans le paysage agricole et agroalimentaire.  

    Succession de plateaux, de prairies et de massifs montagneux de moyenne altitude parcourus par de nombreux cours d’eau, la région possède des activités agricoles diversifiées autour de l’élevage, de la viticulture, de l’arboriculture et des cultures céréalières. 

    Sur ce vaste territoire de 7,1 millions d’hectares (Mha) doté d’une surface agricole utile de près de 3 Mha, les céréales occupent 18 % des terres arables (530 000 ha). On y trouve majoritairement du maïs, cultivé sur 145 000 Mha, du blé tendre (220 000 Mha), de l’orge (70 000 ha) ainsi qu’un peu de blé dur et de sorgho

    La production annuelle de céréales s’établit en moyenne à 3,6 millions de tonnes (Mt). En tête, les volumes « maïs grain et semence » s’élèvent à 1,4 Mt (3e région productrice), devant le blé tendre (1,4 Mt), l’orge (0,2 Mt) puis le blé dur, le triticale, l’avoine, le seigle et le sorgho

    Préserver les paysages et les ressources locales

    Le patrimoine naturel d’Auvergne-Rhône-Alpes est doté de nombreux espaces protégés, dont plusieurs parcs naturels régionaux. Les agriculteurs locaux, et en particulier les céréaliers, multiplient les initiatives en faveur du maintien de la diversité des paysages et de la préservation de leur richesse écologique : mise en place de couverts végétaux entre deux cultures, repérage des mauvaises herbes par drone, outils pointus de gestion de l’irrigation ou du binage... 

    Bien que l’eau y soit très présente, les besoins en irrigation des cultures ne cessent de croître, tant pour le maïs que pour le blé, sous la pression du changement climatique. Deux solutions sont portées par les acteurs de la filière céréalière pour la gestion de la ressource en eau. D’une part, aller chercher des volumes d’eau dans les fleuves plutôt que de les prélever dans les nappes phréatiques. D’autre part, relancer la création de lacs collinaires, ouvrages de retenue des eaux de pluie d’hiver. 

    Le maïs produit en Auvergne-Rhône-Alpes se distingue par ses performances techniques et environnementales. Le rendement du maïs grain (115 q/ha en 2014) est supérieur à la moyenne nationale alors que les moyens de production mis en œuvre (fertilisants, produits phytosanitaires, eau) y sont moindres. Quant au blé tendre, l’usage des intrants y est également maîtrisé, se situant au-dessous des moyennes nationales. 

  • Vignette Collecte AURA
    Ⓒ Intercéréales

    Avec 99 organismes collecteurs répartis sur le territoire, la filière céréalière d’Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’un important réseau de coopératives et d’entreprises de négoce qui assurent la collecte, le stockage et la commercialisation des grains. 

    Dans cette région où la culture entrepreneuriale est profondément ancrée, le monde agricole s’implique fortement dans des initiatives de développement économique, notamment à travers des « clusters » (réseaux d’entreprises régionales) et le pôle de compétitivité Céréales Vallée. Céréales Vallée est un acteur de référence dans le domaine de l’innovation dédiée aux céréales : création de filières de valorisation alimentaire et non alimentaire, développement de nouvelles variétés de plantes, agromatériaux et chimie du végétal, plastiques biodégradables à base de matières premières végétales... 

    Une vocation exportatrice

    La région produit davantage de céréales qu’elle n’en transforme et n’en consomme. Le blé, l’orge ou encore le maïs, aux qualités reconnues, trouvent des débouchés dans les régions limitrophes. Les excédents sont notamment expédiés vers l’Italie, l’Espagne, le Maghreb pour le blé tendre, les Pays-Bas et la Belgique pour le maïs. 

    Les organismes stockeurs peuvent compter sur la qualité des infrastructures fluviales – comme l’axe logistique multimodal Saône-Rhône, la Loire et l’Allier – et sur la densité du réseau ferroviaire, pour assurer le transit des céréales en recourant au minimum au transport routier. En réduisant les émissions de CO2, cette stratégie logistique contribue à optimiser le bilan environnemental de la filière céréalière régionale. 

  • Vignette transformation région AURA
    Ⓒ Intercéréales

    Les céréales d’Auvergne-Rhône-Alpes trouvent des débouchés de proximité dans de multiples domaines : meunerie, malterie, nutrition animale, industries agroalimentaires...  

    Avec 57 moulins, la meunerie représente la principale activité de première transformation. Ils approvisionnent les boulangeries artisanales ainsi qu’un réseau dense d’industries de seconde transformation, dont certains leaders nationaux du secteur de la boulangerie, pâtisserie, biscuiterie. 

    Forts de leur taux de protéines élevé, les blés tendres régionaux sont notamment utilisés pour la fabrication de pains de mie et autres pains pour burgers, qui nécessitent une qualité spécifique de blés panifiables. Le blé dur est, quant à lui, transformé en semoule, en pâtes alimentaires, pâtes fraîches et pâtes cuisinées. 

    Facteur de synergies avec l’élevage, le territoire compte également 30 sites de fabrication d’aliments pour animaux. 

    Un terroir de saveur et de qualité

    De nombreuses productions agricoles et alimentaires régionales bénéficient de labels d’origine et de qualité (AOP, AOC, IGP, STG...). La filière céréalière participe de cette dynamique par la mise en place d’initiatives transversales. Celle intitulée « De la graine au pain » réunit ainsi agriculteurs, meuniers et boulangers autour d’une farine Label Rouge issue de blés régionaux et dédiée à un pain traditionnel, naturel et de haute qualité. 

    Autre exemple, l’association Auvergne-Rhône-Alpes Gourmand mène des programmes pour promouvoir la qualité des produits régionaux (farines, pâtes, semoules...) et des filières comme la boulangerie-pâtisserie pour ne citer que celles liées aux céréales. 

    Terre de saveurs et de savoir-faire culinaires, la région Auvergne-Rhône-Alpes s ‘est constituée au fil des siècles une identité et un patrimoine gastronomique incomparable. La région est réputée pour ses spécialités sucrées ou salées élaborées à partir de céréales : pompes bourbonnaises aux grattons ou aux pommes, crozets, croquants d’Auvergne, allumettes de Beaufort panées... 

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